Lille OSC 0-1 Inter Milan : Du spectacle, mais la défaite

Après deux matchs nuls, le LOSC concède une défaite très peu positive sur le plan comptable pour la suite de cette Ligue des Champions. Sur le terrain, le froid réalisme milanais grâce à un but de Pazzini en première période a contrasté avec toute la bonne volonté et la ribambelle d’occasions lilloises, mais c’est bien Julio Cesar et l’Inter qui gagnent.

Tout bon supporter du LOSC avait coché ce 18 octobre sur son calendrier, tout comme le 2 novembre (match retour) : la rencontre tant attendue avec l’Internazionale Milan, ogre de cette poule B de la Ligue des Champions. Mais après deux matchs nuls frustrants contre Moscou (2-2) et à Trabzon (1-1), les Dogues avaient une obligation de résultat pour rester dans la course ; même si l’adversaire – pourtant 17e après un début de championnat raté – arrivait avec un palmarès de trois sacres dans cette compétition (dont le dernier en 2010), 18 titres de Champion d’Italie, 7 coupes, 5 Super-coupes, 2 coupes intercontinentales et un mondial des clubs en 2010… Le début de match est pourtant très équilibré, les lillois n’hésitant pas à se projeter de l’avant, avec le duo Hazard-Cole en chef d’orchestre : le Belge se créé d’ailleurs l’une des premières occasions les plus franches en prenant sa chance à vingt mètres après avoir slaloomé trois adversaires, mais son tir est contré in extremis en corner (20e). La réplique milanaise est fatale : sur ce qui apparaît comme leur première occasion franche, les visiteurs signent un joli jeu en triangle avec Sneijder qui s’avance dans l’axe et décale Zarate à gauche, ce dernier remet vers Pazzini d’un ballon piqué à l’entrée de la surface qui voit une volée imparable tromper Enyeama sur sa droite à mi-hauteur (0-1, 22e). Le nigérian qui remplace Landreau, touché à la cuisse à Auxerre.

Le réalisme de Pazzini et l’Inter fait basculer une première période où le LOSC a fait plus que résister

Après l’ouverture du score de l’Inter, qui leur arrive comme un coup sur la tête, les partenaires de Debuchy ne tergiversent pas et le latéral droit alerte Julio Cesar à l’angle de la surface, d’un missile boxé par le gardien, Hazard récupère mais ne peut cadrer (24e). Le numéro 10 qui fait ensuite de nouveau le show à droite et centre vers Sow, un poil trop court pour conclure aux six mètres ; avant que, dans la foulée, Debuchy voit son centre à destination du sénégalais intercepté par Julio Cesar (25e). J.Cole tente ensuite de faire à nouveau parler sa technique, en éliminant en diagonale de la gauche vers l’axe trois adversaires, avant de crocheter un quatrième aux vingt mètres… mais il dévisse son tir (27e). Hazard danse ensuite de nouveau balle au pied, faisant tourner en bourrique Cambiasso et Nagatomo par ses grigris et coups de reins sur la droite, avant de servir Balmont qui obtient un corner dans la surface (31e). Zarate répond en faisant parler la technique face à Debuchy sur le côté, mais la frappe est contrée in extremis et file hors-cadre (36e). J.Cole reprend ensuite les choses en main : il lance Sow d’un extérieur du pied aussi malicieux que minutieux, mais Julio Cesar devance le sénégalais de peu (38e). Maicon a le dernier mot de cette première période, mais sa frappe en force sur la droite n’est pas cadrée (45+1e).

Un Julio Cesar infranchissable, malgré tous les efforts et les occasions des Dogues

En deuxième période, le latéral brésilien va rapidement se retrouver acculé, par les montées de Beria de plus en plus insistantes, tout comme Nagatomo sur la droite devant Debuchy ou Balmont. Nagatomo qui est d’ailleurs proche de commettre l’irréparable dès la reprise avec une passe en retrait trop molle pour Julio Cesar, mais Sow est encore devancé d’un tantinet par le gardien de but (47e). Julio Cesar qui est ensuite impeccable sur un centre-tir enroulé de Balmont, au terme d’un magnifique mouvement collectif (52e) ; qui a notamment valu à Hazard un sacré coup de cisaille de Zarate – sanctionné d’un jaune, le minimum syndical… – . Le belge qui est ensuite de nouveau déséquilibré, dans la surface cette fois d’un petit croc-en-jambe de Nagatomo, alors qu’il avait le ballon… L’arbitre ne bronche pas dans cet instant d’ambiguïté générale (53e). Il ne bronche pas non plus quelques minutes plus tard sur un duel entre Chedjou et Pazzini qui voit l’italien asséner un sacré coup de coude volontaire au défenseur camerounais, laissant au sol le lillois gémissant et se tenant le visage (57e). Il s’en relève finalement, à l’image d’un LOSC qui ne veut pas desserrer les crocs : Pedretti sert Balmont dans la surface, qui crochète Lucio avant que le stoppeur brésilien ne revienne contré le tir du lillois (62e). Sur le corner qui suit, Basa saute plus haut que trois milanais au second poteau et sa tête arrive sur Sow aux six mètres, mais Julio Cesar est toujours infranchissable (63e).

Un exploit attendu à San Siro pour rêver encore de huitièmes de finale…

Rudi Garcia choisit alors de faire rentrer Dimitri Payet à la place de Pedretti et, après un centre de J.Cole qui file devant le but au nez à la barbe de Sow et deux défenseurs interistes (64e), le numéro 7 se met vite en évidence d’un tir du gauche enroulé qui oblige Julio Cesar à une énième parade décisive au ras du poteau (66e). Sur le corner qui suit, le LOSC est de nouveau tout proche de l’égalisation avec un cafouillage qui revient sur J.Cole à l’entrée de la surface : sa reprise acrobatique flirt avec l’équerre (67e)… L’anglais qui cède ensuite sa place à Obraniak pour le dernier quart d’heure : le polonais se met lui-aussi en valeur dès son entrée d’un nouveau centre-tir qui voit un Julio Cesar impérial. Et que dire de sa sortie devant Sow, pourtant servit sur un plateau par Obraniak en profondeur dans la surface (77e) ? Beria s’essaye ensuite à son tour à l’entrée de la surface en demi-volée, mais c’est un peu écrasé et, malgré le rebond, Julio Cesar se régale de stopper une énième tentative de Lille à l’orée des dix dernières minutes (79e). Celles-ci se feront avec Gueye à la place de Balmont, et un supporter « intru » marseillais qui tente de rentrer sur la pelouse, avant d’être stopper au bout de quelques mètres… Dans le jeu, c’est sur… coups de pieds arrêtés que le LOSC abat ses dernières cartes : le coup-franc rentrant d’Obraniak est prolongé par Debuchy, mais Julio Cesar est toujours là (83e). Puis Basa voit sa tête sur corner – le 11e (!) du match – contrée (87e), avant que le centre d’Obraniak sur la gauche heurte la barre et sorte (88e). Les ultimes long ballons, avec Basa qui finit la rencontre en avant-centre, ne donneront rien, malgré une ultime occasion pour le Monténégrin qui se heurte… à Julio Cesar (90+3e).

Deux mois après sa seule défaite officielle de la saison contre Montpellier, dans ce même Stadium sur ce même score de 1-0 pour les visiteurs, les Dogues s’inclinent de nouveau. Malgré tous leurs efforts, caractérisés par un nombre incalculable d’occasions franches et de coups de pieds arrêtés… En vain : 2 points en 3 matchs, le LOSC est dernier de sa poule. Un exploit à San Siro dans deux semaines semble inévitable pour encore rêver de huitièmes de finale de Ligue des Champions…

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