Inter Milan 2-1 Lille OSC : Toujours des regrets, mais l’espoir suffoque

A nouveau battu par les Nerazzuri, avec des réalisations de Samuel et Milito contre De Melo, Lille a une fois de plus semblé en-dessous des attentes de la scène européenne face à un adversaire qui a concrétisé sa supériorité du papier au terrain. Le LOSC peut toutefois encore se qualifier en huitièmes de finale, si son jeu – notamment son réalisme ! – évolue et qu’il gagne.

D’un côté l’Internazionale de Milan, ogre en difficulté du côté de la Serie A où il est 17e, comptant sur la Ligue des Champions pour continuer de faire peur ; de l’autre des lillois à la peine en Ligue des Champions, et battus au match aller par les Italiens, mais qui souhaitent s’appuyer sur leur doublé national de mai dernier, et la place actuelle sur le podium de Ligue 1, pour gagner en mordant sur la scène continentale. En championnat, les Dogues restent sur un nul à Valenciennes (0-0), où beaucoup ont considéré que les joueurs de Rudi Garcia avaient déjà la tête à Milan : possible, c’est ce qu’il faut espérer, car en cas de défaite à San Siro, les espoirs de huitièmes de finale s’anéantiraient sûrement pour de bon. D’entrée, Milito pointe les faiblesses du LOSC en se présentant face à Landreau dans la surface, qu’il lobe… mais la barre repousse (2e) ! Privé de Basa et Balmont, mais dans un 4-4-2 offensif avec un quatuor offensif composé de Cole, Sow, Jelen et Hazard, Lille peine à trouver ses marque mais affiche des ambitions offensives. Ils prennent d’ailleurs petit à petit la maîtrise du ballon, avec Jelen qui est contré et Pedretti qui tire juste à côté dans la foulée (9e). Cole réalise ensuite un superbe centre plongeant de la droite vers la gauche, traversant la surface, mais Sow est tout surpris d’obtenir le ballon au second poteau, et Zanetti intervient (15e).

Samuel punit en premier le LOSC sur corner

Zanetti qui fait parler son expérience, sachant également joueur habilement de ses bras avec un arbitrage qui siffle plus facilement en faveur des interiste, en témoigne notamment quelques interventions plus que virils de Samuel qui sont laissées sans sanctions. Samuel qui ne fait pas un début de match très glorieux, mais qui va pourtant être le bourreau des lillois : sur un corner de Sneijer, il saute plus haut que Mavuba au point de penalty et Landreau est glacé sur sa ligne (1-0, 19e). Derrière, Samuel intervient devant Sow dans la surface (21e) ; l’attaquant sénégalais qui manque encore de tranchant dans la surface interiste… Hazard s’essaye lui d’une vingtaine de mètres, repiquant de la gauche vers l’axe, mais Castellazzi se détend parfaitement et repousse du bout des gants (26e). Ensuite, dans la surface, Sow frappe lui hors-cadre (35e), avant que Landreau n’intervienne deux fois face à Zarate, mais le premier tir est écrasé (41e), puis Landreau a anticipé la balle en profondeur de Sneijder (43e). Ultime offensive du LOSC avec une ingénieuse passe en profondeur de Cole pour Jelen, après avoir accéléré dans l’axe, mais l’attaquant polonais est signalé hors-jeu : c’était très limite (45e)… Jelen qui ne reviendra pas en second période, cédant sa place à Tulio De Melo au retour des vestiaires.

Toujours ce refrain de regrets, avec des couplets qui voient de bonnes choses anéanties par un manque de réalisme ; Milito marque le deuxième but

Ce sont pourtant les Milanais qui se créent une première très grosse occasion, avec semble-t-il un nouveau coup de pouce arbitral : trois italiens se retrouvent face à Landreau dans la surface sur un coup-franc, mais Milito manque l’immanquable en catapultant son ballon au-dessus (47e) ! Hazard réplique en éliminant son vis-à-vis et décochant un tir des vingt mètres qui passe non loin du cadre (50e) ; mais l’Inter surenchère, avec cette fois du 3 contre 1 suite à un corner lillois mal négocié, heureusement Milito fait encore le mauvais choix et la joue individuellement, Landreau s’interpose (53e). Lille n’a pas dit son dernier mot : sur coup-franc également, le ballon revient sur Rozehnal à l’entrée de la surface et sa volée passe au-dessus (55e). Les Dogues poussent, avec notamment les montées des défenseurs, Debuchy en tête sur son côté droit ; mais, comme au match aller, ça ne veut pas rentrer. A l’heure de jeu, Obraniak fait son apparition à la place d’un Sow encore muet, et maladroit, ce soir… L’international polonais montre quelques bonnes idées à son entrée sur la pelouse, mais il ne fait pas le poids devant Zanetti. Zanetti, infranchissable défensivement, qui va enfoncer les lillois sur un contre qu’il mène à droite, jusqu’à la surface de réparation dans laquelle il sert sur un plateau Milito au second poteau : maladroit jusque là, l’Argentin fait cette fois trembler les filets du but qui lui était grand ouvert (2-0, 65e).

Le LOSC peut encore et toujours croire aux huitièmes de finale avec son destin entre les pieds !

Rudi Garcia s’en remet alors à l’entrée de Dimitri Payet, qui suppléé Joe Cole, l’incarnation de l’expérience européenne dans les rangs du LOSC, qui a réussi de belles choses ce soir, mais sans réussite. La réussite qui ne récompense pas les beaux gestes lillois, à l’image d’un coup-franc axial pour Hazard à vingt-cinq mètres : Castellazzi se détend encore parfaitement de tout son corps pour claquer en corner (73e). Alvarez, fraîchement entré en jeu, fait lui le show en éliminant Beria, avant de tirer au-dessus (75e). La rencontre baisse en intensité, avec l’Inter de Milan qui gère à l’expérience et au physique, dans le jeu et lors de chaque touche et coup de pied arrêté où il gagne des poignées de secondes grandissantes… mais Lille va retrouver espoir ! Sur une errance de la défense italienne, De Melo réduit le score d’une pichenette devant Castellazzi, qui finit au fond des filets et offre au LOSC le droit d’espérer (2-1, 84e). Et les Dogues vont aller de l’avant, notamment sur un contre à 3 contre 4 emmené à toutes enjambées par Obraniak dans l’axe, mais Samuel – sûrement au métier une nouvelle fois – réalise une obstruction grossière dans le rond centrale, lui valant un carton jaune loin d’être volé (89e). Dans les trois minutes du temps additionnel, Landreau bloque un coup-franc de Stankovic qui maintient l’espoir du LOSC (90+1e), jusqu’à un dernier long ballon pour Payet qui ne peut l’exploiter…

Pour la quatrième fois consécutive, en autant de journées de Ligue des Champions, le refrain est aux regrets perpétuels… Et pourtant ! Pourtant l’espoir survit pour le LOSC, bon dernier de son groupe avec 2 points, mais étant donné que ses deux prochains adversaires, Trabzon et Moscou – qui se sont neutralisé 0-0 ce mercredi – n’en comptent que cinq, la formation de Rio Mavuba peut toujours croire aux huitièmes de finale, et a même son destin entre les pieds. Il faudra juste muer l’espérance en réussite, avant que les regrets ne deviennent incurables…

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