Et si l’USBCO restait jouer à l’Epopée ?
Par Charles Turcant le 25 mar 2011, dans Calais RUFC, US Boulogne CO
Ce vendredi soir, Boulogne-sur-Mer recevra le RC Lens en match amical à Calais, au Stade de l’Epopée : un stade qui pourrait bien devenir l’enceinte habituelle d’Olivier Karuru et ses partenaires, parallèlement à celle du CRUFC, d’ici peu. Reste à voir si les arrangements entre voisins se limiteront au stade ou si leur complicité ira plus loin…
En 2000, Calais avait signé ses exploits de Coupe de France jusqu’à la finale – perdue contre Nantes (2-1) et dont l’image marquante reste celle des deux capitaines soulevant le trophée ensemble – au Stade de la Libération, l’enceinte de l’US Boulogne-sur-Mer CO depuis les années 50, avant d’y revenir jouer un match contre Lorient en 2006-2007. Aujourd’hui, on s’interroge sur la possibilité que, dans un futur indéterminé, les matchs à domicile des Boulonnais se disputent… au Stade de l’Epopée, celui de Calais où évolue chaque semaine le CRUFC. Baptisé ainsi en référence à la prouesse de 2000, cet écrin – pourtant homologué pour le niveau Ligue 2 – n’est désormais plus que le théâtre d’un club de CFA2 en reconstruction et malmené par des problèmes judicaires quand le voisin rouge et noir a connu la Ligue 1, avec l’espérance plausible de la retrouver dès cet été, mais à condition de normaliser encore quelques détails de son stade. L’USBCO n’a toutefois pas de soucis à se faire cette fois-ci : en cas de positionnement sur le podium à l’issu de la saison, son accession à l’élite ne sera pas remise en cause comme à l’été 2009 par les instances du football français.
Le Stade de la Libération toujours remis en cause quand celui de l’Epopée est homologué pour la Ligue 2 avec un projet d’agrandissement…
« On n’a pas de stade, précise Jacques Wattez pour NordLittoral. La dérogation va nous être accordée, mais il y aura des travaux à réaliser ». « Boulogne n’a obtenu qu’une dérogation provisoire pour l’utilisation du stade la Libération », ajoute Jean-Marc Leroy, l’adjoint aux sports et à la santé de la ville de Calais. La ville de Calais qui ne cache pas son envie de dynamiser une enceinte de 12 000 places – avec un projet d’agrandissement sous peu à 18 000 – dont la seule vie est l’ambiance ecclésiastique les soirs de matchs du CRUFC, alors que l’idée d’y accueillir spectacles et/ou concerts a été abandonnée en raison du coût exorbitant des aménagements. C’est donc de nouveau vers le football que se sont tournés les projets, avec notamment la programmation le 18 juin prochain d’un match amical de féminines entre la France et la Belgique, dans l’optique du Mondial débutant une semaine plus tard en Allemagne. Mais c’est à l’échelle des clubs que veut s’investir Calais désormais, d’autant que les chimères de la décennie précédente d’évoluer en L2 en 2012 au moment où le CRUFC luttait en National (2001) ne brillent plus dans les yeux de Jean-Marc Leroy et ses acolytes. Ce dernier qui soumet d’ailleurs un nouveau projet en commun avec Boulogne-sur-Mer, dépassant les simples arrangements des stades entre voisin.
Vers une fusion CRUFC-USBCO ?
« J’ai toujours dit que le foot ne peut exister qu’au niveau d’un territoire. Seul un rapprochement peut permettre de subsister », clame l’élu calaisien, de nouveau rejoint par Jacques Wattez. « J’ai envie d’un grand club du littoral, c’est quand même malheureux que Calais soit en CFA2, indique le président de l’USBCO. Mais bon, ça fait plusieurs fois que je relance les Calaisiens et que je n’ai pas de réponse ». Côté CRUFC, on est en effet très contrasté à l’idée de se fusionner avec le voisin rouge et noir, malgré les trois divisions de suprématie – bientôt quatre ? – des Thil et consorts. L’actionnaire majoritaire Jean-Luc Melliet n’a d’ailleurs pas masqué sa réticence à cette idée : « Il n’y a rien du tout. Et puis qu’est-ce qui pourrait sortir d’une telle fusion ? » « Nous, on a le terrain, eux, l’équipe et puis à l’heure actuelle tout le monde se regroupe, » note pour sa part Alain Guérot, qui est lui le patron sportif des jaunes et rouges, semblant acquiescer ce concept dont la vitrine française est Arles-Avignon. Il soulève néanmoins l’une des grandes interrogations faisant barrage à ce projet naissant : « Comment les supporters vont-ils le prendre ? »
Ils vont, pour le moment, conserver leurs habitudes bimensuelles : les Boulonnais le vendredi (ou lundi) en L2 à la Libération et les Calaisiens le week-end à l’Epopée en CFA2. Mais il n’est pas impossible que le futur les rapproche : seulement par l’analogie du stade fréquenté alternativement ?








[...] patron du club maritime a par ailleurs évoqué les discussions avec Calais, tant pour le stade que la création d’un club du littoral, un projet qui lui tient à cœur : « Effectivement, j’ai rencontré la Maire de Calais. [...]