France 0–1 Biélorussie : Le match de Rami

Par Charles Turcant le 04 sept 2010, dans Communauté, LOSC

Retour sur la défaite des Tricolores dès l’entame des éliminatoires à l’Euro 2012 à travers la performance du défenseur lillois, qui a une nouvelle fois disputé l’intégralité du match, se montrant très souvent serein et puissant dans les bons moments, mais n’ayant pas pu éviter la déroute de son équipe ni sur le but de Kislyak, ni en se montrant dangereux offensivement.

Deuxième titularisation... et deuxième défaite pour Rami en Bleu ! Crédit photo : WL

Sélectionné et titularisé pour le premier match de Laurent Blanc le 10 août dernier à la tête de l’Equipe de France, où les mutins de la Coupe du Monde n’étaient pas sélectionnables, le défenseur international du LOSC était à nouveau appelé pour ce premier match comptant en éliminatoires de l’Euro 2012. Il était même à nouveau titularisé en défense centrale aux côtés de Philippe Mexès ; préféré au jeune Mamadou Sakho lui-aussi de nouveau appelé, ainsi qu’aux Mondialistes William Gallas, Eric Abidal, Sébastien Squillaçi ou encore Marc Planus. Pour sa première au Stade de France Rami a fait son apparition en quatrième position du rang emmené par le capitaine Florent Malouda, le gardien Hugo Lloris, et son collègue de la charnière centrale Mexès. ; devançant Jérémy Menez avec qui il a longuement dialogué avant le match, et depuis le rassemblement à Clairefontaine dimanche soir. Comme bon nombre de ses partenaires, l’ancien employé municipal de Fréjus a chanté à cœur-joie et voix-portée La Marseillaise, reprise par tout un stade bien garni pour le renouveau attendu des Tricolores. Comme contre la Norvège, c’est en toute sérénité qu’il a géré sa première balle du match dans une circulation défensive des locaux avec un plat du pied pour Bakary Sagna après treize secondes ; puis pour son second toucher de cuir, il tente un premier long ballon –également le premier de son équipe- mais Loïc Rémy et Guillaume Hoareau ne parviennent pas à s’imposer.

Rami, titulaire en puissance sur la houlette de Blanc

Par la suite le traditionnel numéro 23 du LOSC, floqué ce soir encore du numéro 4 sur maillot bleu, se montre majoritairement en faisant circuler la balle dans l’axe avec Mexès  tout en mouvement, combinant également sur le côté droit avec Sagna qui remonte vivement le jeu de l’avant. Les Bleus mettent toutefois du temps à clairement s’installer dans le camp adverse, et il faut rester vigilent derrière, avec notamment Rami qui impose son physique sur un long ballon de Shitov, mais Kutuzov pousse le Dogue et une faute est sifflée (4e). Puis sur un premier ballon approchant dangereusement la cage de Lloris dans l’axe au sol, le ballon est cafouillé à l’entrée de la surface et revient sur Kulchy qui arme du gauche : Rami contre le danger du fessier (11e). Le natif de Bastia se fait ensuite joliment remarquer derrière sur un corner qu’il récupère dans ses six mètres, il écarte le danger balle au pied avec sang-froid en filant côté droit avant de botter vers L.Rémy dans le rond central, mais le néo-marseillais manque malheureusement son contrôle, alors qu’un 2 contre 2 pouvait se mettre en place avec Hoareau (13e). A la peine offensivement, et peu-arrangé par la blessure à la cuisse de son attaquant marseillais qui va être remplacé par son partenaire Mathieu Valbuena, l’Equipe de France doit quoiqu’il advienne rester sérieuse derrière sur les contres amorcées avec parcimonie côté biélorusse : à l’image d’un centre venu de la droite pour Rodionov que vient gêner Rami dans les six mètres avec son physique imposant, et le ballon finit en six mètres (37e).

Les Bleus impuissants offensivement, avec des blessures

Rami a de nouveau joué l'intégralité du match. Crédit photo : WL

Jusqu’à la pause, la défense des Bleus fait principalement circuler le ballon avec sérénité et maîtrise-totale sur les quelques coups de pressing adverse, mais plus est attendu offensivement en seconde période pour espérer l’emporter. Une frappe de Menez à l’entrée de la surface (51e), une tête de Malouda (54e) puis de Hoareau (59e) alertent sérieusement Zehvnov, mais sans appuyer clairement d’un côté de la balance afin de la faire penser. Une balance que l’on imagine très mal pencher côté biélorusse tant les rouges et vert sont obnubilé à tenir défensivement, et balancer quelques ballons soudain ; notamment fort à destination de Kutuzov, accompagné solidement mais tout proprement à l’épaule par Rami en six mètres, alors que le défenseur central remise le ballon sur son gardien Lloris (67e). Dans la foulée Valbuena est tout prêt de lober Zhevnov, qui claque en corner. Rami est encore monté pour ce treizième coup de pied de coin, mais il est à nouveau un peu court au premier poteau et ne peut qu’effleurer ce ballon qui est de nouveau dégagé (71e). Les visiteurs de l’Est semblent de plus en plus bas, mais l’Equipe de France apparaît incapable de trouver des espaces offensifs malgré la nouvelle entrée de Kevin Gameiro, à la place de Louis Saha lui-aussi touché.

Kislyak marque finalement le but irrémédiable

Et alors que les Bleus tenaient le ballon relativement haut –Rami n’hésitant pas à s’aventurer en relayeur au centre du camp adverse- sans vraiment réussir à l’exploiter, la grosse douche froide va s’abattre sur le Stade de France et ses chouchous ! Sur une nouvelle contre-attaque amorcée timidement, les frères Hleb combinent hasardeusement dans la surface à gauche entre Clibhy et Mexès, impuissants : c’est centré en retrait sur Kislyak qui arrive lancé et frappe la balle pleine lucarne malgré un plongeon désespéré de Rami devant ses six mètres, et Lloris est totalement battu lui-aussi (0-1, 85e). Pour tenter d’arracher un malheureux match nul, une touche de Clichy porte le danger dans le camp biélorusse à gauche : c’est joué en retrait avec M’Vila qui fait un long ballon dans la surface au second poteau où Rami s’élève de tout son long, mais est trop court face à la sortie de Zhevnov (91e). Le défenseur franco-marocain est une nouvelle fois impuissant sur l’ultime corner conclut d’un tir non-cadré de Gameiro (93e). Sur ce dernier tir non-cadré, le coup de sifflet final retentit : la France commence on ne peut plus mal les éliminatoires en étant battu par un adversaire faible à domicile…

L’inexpérience générale et le manque d’automatisme suffisent-ils à tout expliquer ? Il semble que non… Du côté personnel d’Adil Rami, la copie est donc encore correcte, bien que la défense où il évolue a encore pris l’eau sur l’une des rares offensives adverses. N’ayant pas pu éviter la dérive collective par un moyen ou un autre, il ne ressort pas divinement du sac où sont mis tous ces Bleus que l’on espère voir réagir au plus vite. Dès mardi en Bosnie !

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Un commentaire sur “France 0–1 Biélorussie : Le match de Rami”

  1. Laura dit :

    Je pense qu’il méritait d’être titulaire , c’est l’un des meilleur joueurs de Ligue 1 .


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