Liverpool FC 3-0 Lille OSC : Pas de quoi rougir !
Par Charles Turcant le 19 mar 2010, dans Non classé
C’est plein d’ambition que les Lillois étaient partit défier Liverpool. Mais les Reds ont sortit le match qu’il fallait pour stopper ici la belle aventure continentale de Landreau et ses copains.

Hazard et le LOSC sont tombé sur plus fort qu’eux, tout simplement… Crédit photo : JBA
Liverpool, on en parlait sans cesse depuis quelques temps, mais le vivre c’est pire que tout ce que l’on peut imaginer. Les Dogues le savaient, mais au moment d’entrer sur la pelouse d’Anfield sous le fameux et légendaire « You’ll Never Walk Alone », on doute que l’émotion et la pression n’étaient pas en plein essor. Qu’importe, ils étaient là pour écrire une des plus belles lignes de leurs histoires dans un climat survolté, et face à l’une des plus belles équipes d’Europe malgré son actuelle saison complexe. On avait déjà pu constater au match Aller que les Reds étaient prenables en les secouant d’entrée. C’est ce que tentaient très vite les Dogues qui étaient les premiers dangereux avec un coup-franc d’Obraniak légèrement excentré sur la droite aux abords de la surface : Lucas dévie en corner et écarte la première balle devant les buts de Reina (5e). Le milieu récupérateur brésilien qui a été sûrement l’homme faisant basculer –très rapidement- ce huitième de finale Retour de l’Europa League entre Liverpool et Lille…
Un penalty jamais digéré
On joue la 5eme minute : au terme d’un raid solitaire, Lucas s’écroule dans la surface de réparation suite à un contact avec Rami. Si l’on ne peut pas remettre en cause que le numéro 21 anglais a été touché par le 23 lillois, difficile d’accepter que ce soit plus le premier qui soit allé au contact avec le second que l’inverse. Monsieur Rizzoli ne l’a pas vu de cet œil et a désigné sans hésiter le point de penalty. Gerrard ne se faisait pas prier pour tromper Landreau –en tirant sur la droite du gardien lillois partit du mauvais côté- et ainsi remettre les deux équipes à égalité totale sur les deux matches. Malgré ce coup sur la tête, Lille reste motivé mais semble dépassé par le jeu que déploie la bande à Torres. En témoigne l’action ou ce dernier enchaîne un petit pont sur Emerson, un crochet sur Chedjou et une frappe devançant le tacle de Rami : c’est à côté (24e). Même si Landreau semblait sur la trajectoire, cette action témoigne de l’écart qui se creuse dans le jeu.
Hazard a faillit mettre les Reds à terre
Mais comme au match aller dans le sens inverse, les locaux n’aggravent pas l’écart au tableau d’affichage. Nouvelle occasion très dangereuse sur un corner de Gerrard coupé au premier poteau par Agger, Beria et Landreau se gêne mais le portier des Dogues se saisit du ballon tant bien que mal (32e). Une nouvelle fois, l’ancien Parisien a permis aux siens de ne pas encaisser un cortège de buts, et l’espoir a demeuré. Hazard aurait pu récompenser cette solidité sur une récupération face à Agger : le jeune belge signe une percée endiablée, combine avec Frau qui lui remise, Hazard évite le tacle assassin de Mascherano et le retour de Carragher à l’entrée de la surface d’où il expédie un tir dévié miraculeusement par Reina (34e). Mené que d’un but à la pause, Rami et les siens voulaient y croire encore et toujours… Mais sur un long ballon l’ancien défenseur de Fréjus juge mal un rebond qui le lobe, Torres hérite du ballon devant Chedjou et accélère avant de piquer le ballon devant Landreau, sortit à sa rencontre : 2-0 (49e).
Gerrard-Torres : duo des grands soirs
L’écart s’élargit, mais le LOSC peut se contenter d’inscrire un but pour passer dans la position de l’équipe potentiellement qualifiée. Rudi Garcia fait le choix d’entrer Touré et Aubameyang aux avant-postes. L’entraîneur nordiste a faillit réaliser LE coaching qu’il fallait pour faire déjouer Liverpool : un coup-franc d’Obraniak est prolongé de la tête par le premier sur le second dont la reprise lèche la lucarne de Reina (73e). Après avoir manqué de peu de réduire le score, les Dogues vont plus se retrouver dans la position de le voir s’accroître. Si Landreau va signer une double parade devant Kuyt (83e), il va peu après s’avouer battu devant Torres (90e) : Gerrard subtilise la balle à Emerson et tente sa chance de loin, le dernier rempart formé à Nantes repousse mais le buteur espagnol a bien suivit et s’en joue avant de pousser le ballon dans les filets.
Ne garder que le positif
L’addition peut paraître lourde… Mais au final cette rencontre est grandement la copie de celle qui s’était jouer au Stadium dans le sens inverse : l’équipe locale a atomisé son adversaire, trop peu réactif pour espérer mieux, dans une ambiance de folie ! A l’exception près que dans la cité des Beattles, Liverpool a fait preuve d’un grand réalisme ! Assimilé à un duo Torres-Gerrard dans ses grands soirs, et une ambiance hors-norme avec un arbitre au sifflet parfois douteux : le LOSC est tombé sur plus fort que lui tout simplement, sur une vraie grande équipe ! Pas la peine de déprimer et regretter éternellement cette double confrontation avec les hommes de Benitez : Lille sait qu’il lui faut encore faire quelques progrès pour atteindre ce niveau. Mais plus que jamais l’histoire se joue maintenant !
Alors il ne reste plus qu’à refermer fièrement le livre de l’Europa League 2009-10, et à se concentrer pleinement sur celui du championnat. Car il y a un nouveau déplacement de grande classe dimanche : Bordeaux. Soit le Champion de France en titre et actuel leader.






