Depuis le temps qu’on en parle…
Par Charles Turcant le 17 mar 2010, dans Non classé
Jeudi soir le LOSC se déplace à Liverpool pour le huitième de finale Retour de l’Europa League. Ce match occupait les esprits depuis quelques temps, reste maintenant à assurer face aux Reds dans l’enceinte mythique d’Anfield !

Rio Mavuba et ses partenaires vont jouer un des matches les plus importants de la saison. Sûrement le plus alléchant en tout cas ! Crédit photo : JBA
Dimanche en conférence de presse, Rudi Garcia avait analysé le match face à Grenoble en déclarant que c’est toujours compliqué « quand vous jouez la lanterne rouge. Ça l’est doublement quand le match suit la Coupe d’Europe. » Certains auraient pu être tenté d’ajouter que cela était analogique quand le match de championnat précède un match international. Car pour ceux qui en doutaient encore, le match de Grenoble était plus qu’une formalité -à ne tout de même jeter instantanément aux oubliettes- entre les deux rencontres avec Liverpool. La mission est donc accomplie pour les Dogues qui l’ont emporté 1-0 contre le GF 38 (inutile de redétailler le but contre son camp, celui d’Hazard illogiquement refusé, les balles de breaks manqués ou encore les tentatives iséroises) à quatre jours de se rendre à Anfield Road. Le rêve de tout un peuple losciste : supporters, mais également joueurs, staff et dirigeants bien sur, qui n’ont plus que ce 18 mars en tête depuis le et la qualification acquise in extremis à Fenerbahçe.
« Ce sera chaud et… « show » »
A commencer par Michel Seydoux. Le président lillois qui déclarait ce mercredi « J’ai envie de dire que ce sera chaud et… « show ». Ce genre de match, il faut y aller sans complexes pour ne pas avoir de regrets. Et puis, jouer dans un tel lieu, c’est une chance unique. Le stade, ses supporteurs, les chants… Sportivement, on a un bon coup à jouer ! » Ca, nul n’en doute. Même pas l’ancien entraîneur des Dogues Claude Puel, qui indiquait au sujet des Reds de Liverpool –que ses protégés lyonnais ont sortit en phase de poule de la Champions League- « Je ne sais pas comment ils vont prendre le match. La Ligue des champions avait forcément plus d’attrait pour eux, là ce n’est sûrement pas la même chose. À l’aller, je crois qu’ils n’ont pas assez pris en considération cette équipe lilloise, et ce sera plus costaud là-bas» avouait l’ancien entraîneur monégasque également, qui s’attardait par ailleurs sur l’ambiance qui attend les Dogues à Anfield.
« C’est toujours mythique, c’est un déplacement à ne pas rater »
« Ce sont des ambiances extraordinaires. Ce genre d’endroit est toujours mythique, c’est un déplacement à ne pas rater. Il y a des chants, une communion, il se dégage quelque chose de vraiment spécial. Les tribunes sont proches du terrain, on perçoit vraiment tout. Mais ce n’est pas hostile, il y a énormément de fair-play. Ce qui est incroyable, c’est que malgré la saison difficile de l’équipe, les supporteurs sont toujours derrière. De nos jours, ce n’est pas un détail…» Sur le banc du LOSC de 2002 à 2008, Puel concluait avec optimisme pour son ex-club : « Je suis sûr que Lille a les moyens de s’imposer là-bas. Par rapport à leurs forces, à leur profil d’équipe, ils sont capables avec leur bloc et leurs qualités en jeu rapide de marquer sur un contre, » déclarait le natif de Castres qui espère que -comme beaucoup l’évoque depuis le match Aller- la bande à Mavuba sera dans la lignée de l’OL qui s’est qualifié en quart de finale de la Champions League, accrochant le nul à l’extérieur contre le Real Madrid après avoir gagné 1-0 à la maison.
Puel a confiance en son ancien club
Une sacrée grosse soirée donc en perspective ce jeudi ! Car au-delà du match qui peut permettre de prolonger les rêves continentaux, c’est une nouvelle ligne historique qui s’écrira dans le livre d’or du LOSC. Peu importe le résultat. On se souvient notamment il y a trois saisons du huitième de finale avec Manchester United en Champions League, considérablement tâché par le coup-franc de Ryan Giggs au match aller, mais qui n’a pas empêché Lille d’écrire ici une belle ligne à son passé sur la scène internationale. Celle-ci a longuement été la dernière en lice d’ailleurs : jusqu’au 30 juillet dernier et le retour du LOSC en Coupe d’Europe avec le troisième tour préliminaire de l’Europa League face à Sevojno. Après le pensionnaire de deuxième division serbe, le LOSC s’est frotté aux Belges de Genk, aux Tchèques de Prague, aux Italiens de Gênes et aux Espagnols de Valence. Seul ses derniers n’ont pas trépassé devant les partenaires de Gervinho !
Mission loin d’être impossible…
Ce dernier qui ne sera pas, malheureusement pour lui et les siens, du voyage en outre-manche ce jeudi. Au même titre que De Melo, Costa, Plestan et Debuchy, tous blessés. Mais ces forfaits ne doivent pas suffire à anéantir les Dogues qui pourront tout de même compter sur Frau, Hazard et consorts. Inutile de rappeler que sur un match tout peu arriver, et que le léger avantage d’un but est bien du côté de l’équipe de l’hexagone. Car les hommes de Rudi Garcia ne peuvent nier qu’ils représenteront également le football français, qui a la possibilité d’envoyer quatre équipes en quart de finale des deux compétitions européennes, deux dans chacune. Et –d’un point de vue particulier- quelle possibilité de prouver réellement que lorsqu’on en entend parler comme un géant de France et d’Europe, le LOSC ne vole aucun éloge ! Quant aux joueurs, au-delà de découvrir tout ce folklore, ils pourront se frotter à de grands noms du ballon rond, et ainsi ne faire qu’amplifier l’admiration des autres équipes. On pense notamment à Adil Rami dont on connaissait l’envie d’affronter Fernando Torres (l’Espagnol a eu un match plus que complexe à l’aller…), et qui est déjà courtisé par de grandes écuries footbalistique… dont Liverpool !
Alors contrairement à ce que diront les plus « langue de bois », pour tout le LOSC (joueurs, staff, dirigeants, supporters…) ce déplacement dans la cité des Beattles n’a vraiment rien d’un match comme les autres ! Mais Anfield, Torres, Gerrard « and Co » : sera-ce suffisant à briser l’élan des -folles mais pas impossibles- ambitions lilloises ?






