Lille OSC 3-1 Paris SG : La tornade lilloise ne s’arrête pas !

Par Charles Turcant le 17 jan 2010, dans LOSC

Avant la rencontre a été observé une minute de silence en hommage aux victimes du séisme d’Haïti. Mais dans la foulée, le séisme lillois a encore fait des dégâts en corrigeant le PSG sur le score de 3-1, conservant ainsi la seconde place, et signant une succession de victoire historique.

Franck Beria a inscrit le but du KO.  Crédit photo : JBA

Franck Beria a inscrit le but du KO. Crédit photo : JBA

On savait avec quelle motivation et esprit de revanche les Dogues abordait ce match face au Paris Saint Germain. Evidemment l’envie était de poursuivre la belle série en cours de fin décembre avec actuellement 6 victoires consécutives et 23 buts inscrits, mais il y avait aussi cette envie d’effacer la claque du match aller (3-0 pour Paris au Parc), et de prolongé la « malédiction » parisienne qui n’a plus gagné à Lille depuis 13 ans. Et toutes ces belles ambitions se retrouvent rapidement en ce début de match où les Lillois pratiquent un jeu rapide en une touche de balle, se projetant très vite vers les cages d’Edel. Le remplaçant de Coupet, gravement blessé au genou il y a quelques semaines, qui doit très vite boxer des deux poings un corner à destination de Frau pour garder sa cage inviolée (3e). Ce n’est que faute de temps… Sur un service axial de Cabaye, Obraniak décoche un tir croisé pur du gauche aux vingt mètres se logeant dans le petit filet du portier camerounais, qui s’était pourtant bien couché (5e). Le premier but de l’international polonais cette saison lance bien cette rencontre où il faut maintenant tenter de breaker au plus vite. Un corner mal renvoyé arrive dans les pieds de Balmont qui ne trompe pas la vigilance d’Edel (16e). Après un quart d’heure on voit le LOSC qu’on aime mettre en grande difficulté un PSG plutôt brouillon et qui a peut-être pris un gros coup sur la tête avec l’ouverture du score nordiste.

Obraniak, Balmont et Beria en bourreaux

Cabaye, en grande forme à la remontée de balle samedi soir, sert Frau qui s’infiltre dans le couloir droit, repique dans l’axe avant de redonner le ballon au numéro 7 des Dogues qui voit son missile frôler le poteau d’Edel (20e). Du côté visiteur on peut noter les belles inspirations de Jallet, mais impuissant face à la défense lilloise. L’ancien lorientais qui obtient le premier corner de son équipe, la défense lilloise veille et sur la remise dans le paquet de Makélélé, Landreau s’interpose brillamment (26e). Comme en symbole d’une équipe qui domine son sujet mais sait rester vigilante au bon moment. Au même moment en tribune, dans le parcage réservé aux visiteurs, des « supporters » parisiens se tapent dessus, se jettent des fumigènes et tentent de grimper au grillage… Sur le terrain les blanc et rouge parviennent à remonter légèrement leur bloc, mais rien à signaler de spécial d’ici la pause. D’un côté un LOSC attractif qui maîtrise son sujet et se dirige droit vers un 7eme succès d’affilée, de l’autre un PSG que l’on imagine très mal prendre ne serait-ce qu’un point en jouant ainsi. En début de seconde période Obraniak hérite d’un ballon côté gauche de la part de Cabaye, l’ancien messin centre instantanément dans la surface où Edel et Sakho se percutent pour dégager le ballon, mais Hazard voit sa tentative contrée (50e). Le jeune belge qui profite peu après d’un dégagement acrobatique de Ceara manqué pour déborder et centrer sur la tête de Balmont, l’ancien niçois de 1,68 mètres fait mouche en reprenant le ballon de la tête, au milieu de trois parisiens figés (52e).

Le LOSC dans l’histoire

On peut avoir l’impression que tout est fait avec un rythme qui se ralentit au fil des minutes. Le LOSC a fait le plus dur, le PSG n’arrive à rien… Les stats de tirs confirment avec une frappe contrée pour le PSG, contre 13 tirs dont 6 cadré côté lillois. Et la 14eme frappe des locaux, 7eme cadrée, est celle du KO ! Sur un corner, qui aurait pu être évité, la balle revient sur Cabaye qui remet de la tête dans le paquet : Beria effleure le ballon au six mètres et Edel ira chercher une troisième fois le cuir dans ses filets (68e). A 3-0 on aurait pu rêver d’un quatrième but pour signer le tarif maison, mais ce score est aussi la reproduction du match aller. Finalement il ne sera pas conservé puisque le Turc Erding sauve l’honneur d’une tête plongeante, après un débordement de Maurice côté gauche (83e). Mais le réveil, si on peut appeler ceci un réveil à 7 minutes de la fin, des joueurs de la capitale est bien trop tardif pour espérer quoique ce soit. Ce soir encore il y avait le LOSC, et l’équipe adverse… Les hommes de Rudi Garcia qui conservent donc leur seconde place au classement, et qui en plus du PSG, font valser les chiffres. Lille égale ainsi son nombre de victoires consécutives (7) réalisés la dernière fois en 1949/50, en étant à une longueur de la folle série nantaise de 1978/79 où les Canaris avaient aligné 8 victoires en marquant au moins 3 buts.

Et au-delà de tout ce beau jeu, les Dogues montrent aussi qu’ils ne sont pas sous la patte d’une « Gervinho-dépendance. » Mais que le LOSC c’est bien toute une équipe, qui sera bien difficile à stopper dans son élan… Prochain match mercredi à Sochaux.

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