Ludovic a la « niak »
Par Charles Turcant le 13 jan 2010, dans Coupes, LOSC
Dans une interview accordée à France Football, celui qui devrait être le grand gagnant de ce mois de janvier a abordé divers thèmes comme les Coupes nationales et son envie de s’imposer au LOSC.

L'ancien messin compte sur les Coupes nationales, et les absences de la CAN, pour prendre de l'ampleur dans l'équipe de Rudi Garcia cet hiver. Crédit photo : Teddy D.
« Chaque année la Coupe de France permet de retrouver un peu de rythme après la trêve. Là, on va reprendre contre Rennes, en Coupe de la Ligue, et ce ne sera pas un match évident. Cela fait plus de 15 jours qu’on n’a pas joué et même si les entraînements se déroulent ici dans de très bonnes conditions, ça ne remplace pas la compétition. En plus, la trêve a un peu cassé notre très belle dynamique du mois de décembre. Alors, ce match contre Rennes sera vraiment un bon test. » Ludovic Obraniak a déjà oublié le trajet houleux, et inutile, jusqu’à Colmar et est complètement ciblé sur la rencontre de ce soir face au Stade Rennais pour le compte des 8eme de finale de la Coupe de la Ligue.
« Le moyen le plus rapide pour remporter un titre »
Contrairement à la « propagande » que l’on peut entendre par les ACDL (Anti-Coupe de la Ligue), cette compétition intéressent grandement les joueurs professionnels. L’ancien messin assurait d’ailleurs « ça reste un trophée prestigieux », d’autant qu’il « n’en a jamais remporté et le club n’a pas connu de titre depuis longtemps. » Or, « on sait tous que la Coupe de la Ligue est le moyen le plus rapide pour remporter un titre. On a eu la chance d’entrer dans cette compétition en huitième de finale (Lille, européen, était exempté au tour précédent, ndlr) et maintenant, on a aussi la chance de jouer à la maison. En Championnat, on aura aussi peut-être du mal à conserver cette place face à des grosses écuries comme Marseille ou Lyon. » Ces paroles de la part du natif de Longeville-lès-Metz permettent de confirmer clairement ce qu’il avait évoqué lundi, à savoir qu’il resterait lillois jusqu’à la fin de saison. Et la motivation qu’il affiche à l’aube de cette deuxième partie de championnat est exemplaire. Mais le numéro 10 a réellement de quoi s’enthousiasmer…
Le grand gagnant de la CAN, c’est lui !
Arrivé en janvier 2007, il a connu des difficiles face à la concurrence des Lichteiner, Keïta et autres Bastos. L’an passé, il est parvenu à s’imposer et former un duo de choc avec le Brésilien, concluant l’année sur 9 buts et 6 passes décisives. « Ma meilleure saison ! », s’était-il exclamé cet été. Néanmoins, on avait tous repéré la montée en puissance d’Eden Hazard et le départ de Bastos s’est vite comblé par la venue de l’incontournable Gervinho. Au point qu’on se demande si l’ancien manceau était indispensable…et si Obraniak pouvait encore trouver son temps de jeu. Heureusement, la CAN arrive au bon moment pour «Ludo » qui a retrouvé pas mal de temps de jeu avant la trêve, durant la fantastique période lilloise, dans l’optique de ce mois de janvier. Un mois de janvier qui se fera sans Gervinho et Aubameyang pour le LOSC. Deux concurrents à un Ludovic Obraniak qui va sans aucun doute prendre de l’ampleur pendant cet hiver. A lui de bien profiter et montrer sa valeur à Rudi Garcia. (Lui qui s’était plaint cet été auprès de son coach et de ses dirigeants d’être « sous-évalué »).
« Gervinho va nous manquer »
Il a dit et répété ne pas vouloir « être un pauvre joker, même pas de luxe», c’est à lui de tout faire pour tenter de trouver une place de titulaire. Même s’il reste conscient de la qualité de ceux qui sont avant tout des co-équipiers. « Gervinho va nous manquer, c’est une certitude. Il est le meilleur buteur du Championnat et c’est un peu la pierre angulaire de notre système offensif. Il est capable de créer des brèches, il prend les espaces. Contre des défenses regroupées, il peut foutre le feu. Mais un garçon comme Eden Hazard est aussi capable de le faire. Après, c’est une affaire d’état d’esprit et ça ne tient pas qu’à un seul joueur. En décembre, on a gagné aussi grâce aux autres attaquants, aux défenseurs et aux milieux qui récupéraient les ballons et qui relançaient bien. »
«On a trouvé une vraie cohérence collective, on doit être capable de rééditer ces performances,» concluait-il le regard pétillant de motivation pour la suite de la saison. Du championnat évidemment, mais donc également pour ces coupes nationales où il pourrait apparaître comme un patron. Sans être un « bouche-trou » pour la L1 bien sur…






